Le matcha (抹茶) est un thé vert réduit en poudre fine, fouetté dans l’eau chaude plutôt qu’infusé. On boit la feuille entière, d’où sa couleur vive et son goût intense. Il accompagne les wagashi (和菓子), les pâtisseries japonaises traditionnelles. Ensemble, ils forment le cœur du moment sucré à la japonaise. Voici ce qu’il faut savoir.
Le matcha, un thé pas comme les autres
Les théiers sont ombrés avant la récolte, ce qui concentre la chlorophylle et les acides aminés. Les feuilles sont ensuite séchées puis broyées à la meule de pierre, très lentement. On obtient une poudre d’un vert éclatant, qu’on fouette avec un chasen, le petit fouet en bambou, jusqu’à faire mousser.
Les wagashi, le sucré des saisons
Les wagashi sont de petites douceurs souvent à base de pâte de haricot rouge (anko), de riz gluant ou de gelée. Peu sucrées comparées aux pâtisseries occidentales, elles sont pensées pour équilibrer l’amertume du matcha. Leur forme et leur couleur suivent les saisons : fleur de cerisier au printemps, feuille d’érable à l’automne.
Un fun fact : boire face au motif
Dans la cérémonie du thé, l’invité fait tourner son bol avant de boire, pour ne pas poser ses lèvres sur la face décorée, la plus belle, tournée vers lui par respect. Un geste minuscule qui résume tout l’esprit du rituel : l’attention à l’autre.
Le matcha et les wagashi closent souvent un repas japonais. Pour le début et le milieu, voyez mon guide de la cuisine japonaise. La page Matcha sur Wikipédia détaille sa fabrication.



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