Ma première fois…

…dans un stade de fooball, c’était il y a peu, grâce à deux de mes collègues.

Autant le dire tout de suite, les soirs de match de l’équipe de France à la maison, je ramasse. J’ai le droit à deux furies (Marie et Marion) dans le salon qui, une coupette à la main, insultent proprement le Bleu qui aura raté sa passe, loupé son tir,… Et moi dans tout ça, pauvre Cosette, je re-sers ces dames en champagne, fais chauffer les petits fours,…

Quand Vincent et Robert m’ont proposé de les accompagner au Stade de France pour aller voir les Bleus jouer contre l’Irlande, j’ai un peu hésité. Je ne suis pas très foot dans l’absolu, et n’étais d’ailleurs jamais entré dans un stade autrement que pour faire une partie entre potes quand on était minots (et que le papa de Damien était le gardien du stade municipal).

L’occasion d’aller pour la première fois voir un “vrai” match, dans un vrai stade, avec deux de ses collègues, ça ne se refuse pas ! Merci encore à ces deux “bouecs” pour cette proposition. Laissez moi vous raconter cette soirée…

Tout a commencé dans la matinée, quand Vincent et Robert sont arrivés au bureau se montrant l’un l’autre leur maillot des Bleus pour le soir. Premier élément qui fait qu’en tant que pas-fan de foot, on se sent un peu exclu, c’est que moi comme maillot des bleus, j’ai que celui de l’équipe de rugby (une longue histoire ça aussi…). La journée se passe…

C’est l’heure de décoller. Excités comme des puces, mes deux acolytes enfilent leur maillot. On file vers le RER. Marée humaine (en plus du flot pendulaire habituel). ça chante. Des supporters irlandais sont présents. Ambiance bonne enfant, c’est rigolo.

Nous arrivons à Saint Denis. J’offre ma tournée pour remercier Vincent et Robert de trainer leur boulet ce soir. (Ah oui, dès qu’on sort du RER un soir de match, la buvette est là, prête à vous abreuver.) En route vers le Stade. C’est toujours la marée humaine.

Aux abords du Stade de France, j’ai faim. Direction le stand de sandwichs-pas-très-bons-qui-coûtent-cher. Paye ton merguez frites ! Puis, c’est l’entrée dans le stade. Nous nous installons à nos places.

Et là, je dois bien avouer, moi, l’atrophié émotionnel, que c’est impressionnant l’arrivée dans un stade (encore plus j’imagine quand on se trouve sur la pelouse). On attend un peu. Puis le speaker harangue la foule. Les Irlandais entrent au son de leur hymne. C’est au tour des Bleus et de la Marseillaise. D’ordinaire, je suis comme Renaud, “la Marseillaise, même en reggae, ça m’a toujours fait dégueuler”. (oui, j’ai du mal à me faire à l’idée que la Patrie des droits de l’Homme conserve un chant guerrier réclamant qu’un sang impur abreuve nos sillons…).

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Nous sommes dans la tribune basse. Le gardien Irlandais nous tourne le dos (résultat, s’il y a un but dans la première mi-temps, on devrait bien bien bien le voir). ça hurle derrière nous (aux chiottes l’arbitre !), ça agite son drapeau devant nous (c’est un peu “relou” d’ailleurs). On se lève quand un Bleu s’approche du but. On se rassoit, déçus de l’action râtée…

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Les 90 minutes s’écoulent, puis ce sont les prolongations. C’est tendu ! D’autant qu’on s’en ait pris un. Et au moment où Gallas prend un tacle dans la surface, qui vu de notre place ressemble à un attentat msieur l’arbitre, je me surprend même à crier. Et quand Henry fait la passe décisive (de notre place, nous n’avons pas vu la main. C’est l’internet mobile qui nous rencardera plus tard…), je me surprend à hurler de joie.

C’est très bizarre, moi qui suis un poil atrophié émotionnellement. ça m’a fait bizarre de voir mes deux collègues sauter comme des cabris. ok, c’est cool, on a mis un but. Ouais, ouais, c’est sympa on ira en Afrique du Sud. Pas mal, SFR et les autres sponsors n’auront pas “investi” “pour rien”… Bref, j’ai du mal à exploser de joie. Je dois faire un blocage.

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En même temps, je comprends la ferveur et la joie des tifosi. J’ai vécu le même déchainement d’émotion au mois de mars, à la naissance de poupette. Ok, c’est pas tout à fait pareil…

Enfin. Qu’est ce que je retiens de cette soirée ? Que c’est le bordel pour rentrer de Saint-Denis déjà ! Puis, que l’ambiance d’un stade est une chose à vivre absolument, qu’on soit ou non footeux. Merci encore aux deux bouecs.

Pour finir, et faire un peu de trafic grâce à Google, je dirai : BRITNEY NUDE, SEXTAPE, FREE PICS. Enfin, vous voyez ce que je veux dire. ou pas.

One Comment

Damdam décembre 1, 2009 Reply

Émulsion de volaille.

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