Mais comment on va faire ?!

C’est la question qu’on s’est posée en montant dans la voiture, un dimanche, à 12h et des poussières, en sortant de la maternité. Bah ouais mon con, après les quelques jours passés parmi le aide-soignantes, les sage-femmes et les puéricultrices, va peut-être falloir libérer la chambre !

Lit de bébé : ok, table à langer Ikea : montée, stock de couches Huggies avec des Winnie l’ourson taille 0 : c’est bon. On a aussi le siège auto groupe 0 “spécial crevette qui sort de la maternité” (on lira le mode d’emploi plus tard hein… enfin quand on pourra plus reculer).

Après trois jours passés à la maternité pour le bain, les biberons, les petits soins quotidiens, c’est la dernière visite de l’équipe médicale. Le tout jeune papa que je suis rassemble les affaires des filles (heureusement que j’avais pris soin de ramener petit à petit les cadeaux à la maison). C’est le moment fatidique de découvrir comment fonctionne ce siège auto. Le mode d’emploi en main, j’ai bien l’impression que les ingénieurs de la notice du siège auto sont les mêmes que ceux des plans de montage Ikea. C’est où le système SecurChaiPasKoi dans la Modus ?

Un coup d’ascenseur et bébé va découvrir le monde pour la première fois de sa vie. Un petit coup d’ascenseur et je prends alors conscience qu’aucune équipe médicale ne nous attend à la maison pour nous épauler. Petite angoisse. C’est pas comme si on avait le choix (un brin de cynisme et je dirais qu’il aurait fallu y penser plus tôt.

On est sur le pas de la porte. Marie debout à côté de moi. Moi, tenant d’une main assurée (mais fébrile) le siège auto (j’ai au bout du bras mon précieux le plus cher en fin de compte). Les filles m’attendent devant la porte de l’hôpital, je file rapprocher la “ouature” devant la grille.

Souffle un bon coup mon gars, tu fais le convoi spécial aujourd’hui ! C’est pas tant pour le trajet (je crois que j’ai jamais mis autant de temps entre la maison et la “mater” (et Dieu sait que j’en ai bouffé des aller et retours en trois jours), mais bien une fois la came livrée.

On est à la maison. On présente les lieux à Poupette, laquelle montre quelques signes de fatigue. C’est l’heure de sa sieste. Je file au MacDo avec ma frangine (laquelle est là depuis le début de la journée à la maternité avec moi) chercher de quoi reprendre des forces. Sur le trajet, je ne peux pas m’empêcher d’envoyer plusieurs SMS pour m’assurer que tout va bien.

Manu (ma frangine) nous quitte. Nous voilà livrer à nous mêmes. Mais comment va se passer cette première nuit ? Sera-t-on à la hauteur. Je n’installe pas plus le suspens. Oui, on a grave déchiré. On est “trop les meilleurs parents”. Easy. Fingers dans le zen.

La vérité tu la veux ? En réalité, on a passé le premier mois et demi avec des biberons toutes les 3-4 heures (la nuit y compris, sinon c’est moins drôle). On a passé les trois premiers mois à tenir à jour le lifestream de mini teuteu (voir cette note). Et aujourd’hui ? On dort encore avec le baby call allumé (et on habite pas un château). Je ne peux pas m’endormir si je m’assure pas qu’elle va bien au préalable (entrée en mode ninja dans la chambre, planque en attendant de voir son petit ventre se gonfler).

Pas loin d’un an que cette aventure a commencé (je ne compte pas les mois de grossesse) et on marche toujours un peu sur des oeufs. Car après les courtes nuits vient le temps des temps et des premiers virus. J’ai jamais vu autant de fois SOS médecin (faut dire que dans 50% des cas, c’était plus pour rassurer les parents).

Pourquoi je vous raconte tout ça ? parce que dans mon entourage proche, plusieurs livraisons de poupons sont programmées et je repense aux premiers jours de cohabitation avec bébé. Une bien belle aventure.

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