Enterrement de vie de garçon, l’épisode 2

Après une première « épreuve », remportée (attention jeu de mots) haut le coude, un second morceau de carte m’est remis et quelques foulées plus tard…

Antony nous attend, et me lance alors un défi : le battre à la pétanque !

Comment ce frère d’armes, avec lequel nous avons défait tant d’adversaires à Port-Navalo (lors de précédentes parties) peut-il m’invectiver de la sorte et se retourner aujourd’hui contre moi ? Peu importe, qui me cherche… me trouve.

Fait péter les boules, tu vas prendre ta raclée ! 🙂

Le saviez-vous ?
La pétanque est un jeu de boules dérivé du jeu provençal. C’est le sixième sport en France par le nombre de licenciés — 380 000 joueurs recensés ; il existe de nombreuses fédérations dans le monde : 596 000 membres répartis dans 69 pays en 2006, de l’Algérie au Vietnam. À ces chiffres, il convient de rajouter les pratiquants occasionnels, en vacances notamment, c’est-à-dire plusieurs millions d’amateurs. C’est un sport principalement masculin (seulement 14 % des licenciés sont des femmes en France). Néanmoins, c’est l’un des rares sports où des compétitions mixtes sont organisées.

Le jeu de boules est aussi ancien que la civilisation des loisirs, passant d’Egypte en Grèce et aurait été introduit en Gaule par les romains. Les boules ont d’abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier. Mais, après les « bouleurs » du Moyen âge, l’âge d’or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance où la noblesse s’empare du jeu au même titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis). Pour des raisons obscures, il semblerait que le jeu de boules ait été interdit au peuple de 1629 à la révolution.

En 1850, la première société officielle, « le Clos Jouve », fut fondée dans la région de Lyon puis, en 1906, la Fédération Lyonnaise et Régionale ouvre la voie en 1933 à la Fédération Nationale des Boules qui deviendra Fédération Française de Boules en 1942. Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges », « boule en bois », « jeu provençal »), la FFB fut dominée par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu’au début du XXe siècle.

Les Experts

L’oeil aguerri, la main sûre et la mauvaise foi facile, telles sont quelques-unes des qualités dont doit faire montre tout joueur de pétanque. Ce dernier doit connaitre les techniques de déstabilisation de base (« t’as vu mes galons? » par exemple), et maitriser le vocabulaire spécifique à ce sport.

  • Bouchon ; cochonnet ; petit ; têt ; gari (en provençal) : le but.
  • Pointer : lancer la boule pour la rapprocher le plus possible du but. L’action de pointer s’appelle le « point » ou l’« appoint ».
  • Tirer : lancer la boule afin de chasser une boule adverse. En règle générale, la boule tirée est perdue, sauf en cas de carreau ou de palet.

Pour en savoir plus sur le vocabulaire de la pétanque, cliquez ici.

Bon, évidemment, on peut pas gagner à tous les coups (surtout à quatre contre un !). Mais peu importe, comme a dit le baron : l’important…
Merci à Tony pour cette partie !

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