Fondation d’Isaac Asimov : mon avis sur le tome 1

Fondation est le premier tome du cycle de la Fondation, la grande saga de science-fiction d’Isaac Asimov, écrivain russe naturalisé américain (1920-1992). Le livre paraît en 1951 et le cycle recevra en 1966 le prix Hugo de la meilleure série de science-fiction de tous les temps. Chose importante chez Asimov : l’écriture est facile à lire. Loin des tournures alambiquées qui font mal au crâne, les récits du maître reposent beaucoup sur les dialogues entre les personnages. Quand on s’attaque à un cycle aussi dense, c’est une donnée qui a son importance.

Comment j’ai découvert Asimov

C’est une histoire qui remonte à mes lointaines années de scoutisme (bah oui). Un soir, Fennec nous proposa de nous lire une nouvelle, Noël sur Ganymède, tirée du recueil éponyme. Allongés, les yeux rivés sur la voûte céleste, nous avons écouté ce récit : sur Ganymède, un satellite de Jupiter, les Terriens font extraire du minerai par les autochtones. Ayant entendu parler du Père Noël, les habitants exigent, sous peine de grève générale, de voir le vieux monsieur descendre du ciel avec ses jouets par milliers. C’est de cette façon, par une nuit sans lune, que j’ai fait ma première rencontre avec Asimov, grâce à Fennec (Nicolas).

La violence est le dernier refuge de l’incompétence.

Isaac Asimov, Fondation

Quelques années plus tard, lors d’une expédition à la FNAC, je me suis dirigé vers le rayon science-fiction en repensant à cet épisode scout. A comme Asimov. Pas de trace de Noël sur Ganymède. Un peu déçu de ne pas trouver le recueil, je me suis rabattu sur Fondation, le premier titre du cycle.

De quoi parle Fondation

Le lundi matin, dans les transports, je commence ma lecture. Le livre est découpé en cinq nouvelles publiées ensemble en 1951 (les Psychohistoriens, les Encyclopédistes, les Maires, les Marchands, les Princes Marchands). Très vite séduit, j’en viens presque à regretter que mon temps de transport ne dure que 45 minutes, impatient de rentrer pour continuer.

Pour résumer très rapidement : au cours du treizième millénaire, Hari Seldon, inventeur de la psychohistoire, prédit la fin inéluctable de l’Empire, suivie de 30 000 ans de barbarie. À l’issue de cette période, un nouvel empire galactique pourra naître. Seldon préconise alors la création d’une Fondation, chargée de rassembler l’ensemble des savoirs de l’humanité dans une encyclopédie, sur la planète Terminus. Selon lui, l’opération réduirait à 1 000 ans l’inévitable période de barbarie.

J’ai dévoré tout le cycle

Petite ellipse temporelle, et me revoici à la FNAC pour acheter les autres pavés volumes du cycle :

  • Fondation et Empire
  • Seconde Fondation
  • Fondation foudroyée
  • Terre et Fondation

J’ai littéralement dévoré ces bouquins, me surprenant à les lire à la maison (jusqu’ici, la lecture était surtout une activité RATPienne). Si la lecture est facile, l’univers est très dense, peuplé de nombreux personnages dans lesquels on peut parfois se perdre. Un samedi, je découvre qu’il me manque encore deux volumes : Prélude à Fondation et l’Aube de Fondation, parus en 1988 et 1992. Heureusement, ces deux titres peuvent se lire indépendamment des cinq autres. Sauvé. Après cela, je m’attaque au cycle des Robots.

Repères

  • Titre : Fondation (Foundation), premier tome du cycle de la Fondation
  • Auteur : Isaac Asimov (1920-1992)
  • Parution originale : 1951 (prix Hugo de la meilleure série de tous les temps en 1966)
  • Édition française : Gallimard, collection Folio SF

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Commentaires

Une réponse à « Fondation d’Isaac Asimov : mon avis sur le tome 1 »

  1. Avatar de Salvor Hardin
    Salvor Hardin

    « La violence est le dernier RECOURS de l’incompétence »…
    problèmes de traduction.

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